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______Si Stephanie McClay s'avérait effectivement être l'ennemi à abattre, elle avait facilement accès à sa cible. Seeley était persuadée que c'était elle mais il n'avait pas la moindre preuve. La petite lame enduite de sang ne suffisait pas à l'inculper. Cependant, cela expliquerait bien des choses comme l'absence de toute intervention pendant un bon moment. Pourquoi agirait-elle si elle était au courant de la présence de l'agent du FBI dans l'appartement de sa proie? Booth était à bout de nerf. Il fallait absolument qu'il possède une preuve plausible. La jeune femme qui faisait battre son c½ur était en danger de mort et le responsable courait encore dans les rues de Washington. Il aimait son métier. Il aimait arrêter les personnes commettant des crimes sordides. Il était fier d'exercer un métier pareil. Ses collègues et lui assuraient la sécurité de milliers voir de million de gens. Néanmoins, il ne s'intéressait plus trop au reste de la population. Il était concentré sur Temperance. Temperance avait longuement réfléchi. Elle imposa sa lubie à Seeley. Ils ne pouvaient plus agir de la sorte. Ils ne pouvaient pas rester ensemble à longueur de journée. Elle aimait sa compagnie mais elle avait tout de même besoin d'être seule ne serait-ce que cinq minutes. Elle devait servir d'appat. L'assasin la voulait, il l'aura.
Seeley: Temperance, c'est une idée stupide. Tu n'as pas assez réfléchi. Tu te rend compte de ce que tu viens de dire? Tu n'oserais quand même pas risqué ta vie pour arrêter quelqu'un.
Temperance: Et pourquoi je ne le ferais pas? Seeley, ce n'est pas comme si c'était la première fois qu'il m'arrivait une chose pareil. Cela fait parti des risques du métier que j'exerce. Il ne m'arrivera rien, je te le promet.
Seeley: Comment peux-tu en être aussi certaine? Tu as pensé à moi?
Temperance: Tu n'es pas le centre du monde! Si je ne le fais pas, l'affaire n'avancera jamais. Nous n'aurons jamais la preuve que Stephanie McClay est coupable mais si c'est ce que tu veux, il n'y a pas de problèmes. Je veux qu'on trouve le coupable aussi vite que possible. J'ai besoin d'air.
Seeley: Tu as besoin d'air...
Temperance: Ne le prend pas mal s'il te plait. Et puis, d'abord, ce n'était même pas dirrigé contre toi! Pourquoi est-ce que tu prends tout pour toi? J'ai envie d'aller en boîte de nuit avec Angela, au restaurant avec des amis ou même avec toi, passer plus de temps à l'Institut,... J'ai l'impression d'être enfermée dans une prison dorée. Je t'aime Seeley mais je ne veux pas que notre relation évolue dans mon enfermement. Tout ce que je veux, c'est pouvoir passer du temps à l'air libre et piéger cette petite conne.
Seeley: J'ai rêvé ou tu as dit petite conne?
Temperance: Tu as très bien entendu.
C'était leur première vraie dispute de couple. Ils avaient tous deux hausser le ton, non pas pour des broutilles, mais sur leur avis personnel à propos d'une situation délicate. Seeley finit par céder. Temperance semblait sûre d'elle. Elle lui interdit formellement de l'approcher à plus de cent mètres pendant une quinzaine de jours. Elle n'arriverait jamais à se concentrer si son corps de rêve était dans les parages. Il prit la décision de la confier à Angela et Hodgins. C'était sa condition. Il était totalement hors de question qu'elle soit seule. La jeune femme saisit son téléphone fixe et appela sa meilleure amie. Elle lui demanda si il était possible qu'elle l'héberge une quinzaine de jours pour les besoins de l'enquête. Angela accepta sans aucune hésitation. Temperance reposa l'appareil et alla chercher, dans le fond de son armoire, une grande valise noire et y disposa des vêtements et des produits de beauté. Seeley surveillait tout ses faits et gestes d'un oeil attendri. Il était tendu. Une boule se créait dans son l'estomac. Il sentait que l'idée de Temperance n'allait pas se dérouler comme prévu. Elle boucla sa valise et lui sourit légèrement. Il était temps de partir. Ils sortirent de l'appartement. Seeley attrapa la main de Temperance avec douceur. C'était sa manière à lui de lui montrer qu'il s'excusait de son emportement. Temperance jeta un coup d'oeil rapide à la porte d'entrée de l'appartement de Stephanie. Leur deux portes étaient à moins de deux mètres l'un de l'autre. Un mètre seulement. Ils montèrent en voiture.
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Ils arrivèrent sur le parking en face de l'habitation d'Angela et Jack. Seeley dévora Temperance des yeux une dernière fois avant de longues semaines et lui demanda si elle voulait bien qu'il l'accompagne jusqu'au porche. Elle accepta volontier. Angela était assise au bord de la fenêtre. Elle les salua de la main et ils lui rendirent ce geste amical. Temperance appuya sur la sonnette et ouvrit la porte d'un trait. Elle se tourna vers son homme, l'attrapa par le col de sa chemise blanche et l'avança vers elle. Elle l'embrassa fougueusement comme si ce baiser était le dernier qu'ils allaient s'échanger. Ses yeux se remplirent de larmes. Elle entra dans le hall.
« Je ne devais pas me retourner. Il fallait que j'avance sans jeter un dernier regard derrière moi afin de rejoindre l'appartement de mes amis. C'était comme arracher un pansement. Il fallait faire vite pour avoir moins mal. »
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